Prix Jean Renoir

affiche_pjrl_2016_2017_644393Le Prix Jean Renoir des lycéens est un prix de critique cinématographique, décerné par des lycéens d’une cinquantaine de classes à l’un des sept films français et européens qu’ils ont visionnés en salle pendant l’année scolaire. Depuis 2013, un Prix de la critique récompense également les meilleures critiques d’élèves publiées sur le site du Prix.

Ici, vous pourrez découvrir le travail réaliser en classe de français par des élèves en seconde communication visuelle au Lycée Le Corbusier, autour des films découverts cette année.

Liste des films étudiés :

>>> Le fils de Jean
>>> Moi, Daniel Blake
>>> Soy Nero
>>> Sonita
>>> Baccalauréat


Avoir aussi :

Trophée Prix Jean Renoir <<< >>> Vidéo sur la réalisation du trophée


Le fils de Jean de Jean-Philippe Lioret /// quelques réflexions autour du film :

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«  Le fils de Jean » ou l’art de mélanger le vrai du faux

Mathieu, 33 ans, reçoit un appel où on  lui annonce le décès de son père, qu’il n’a jamais connu. De ce fait, Mathieu se rend au Canada. Il y rencontre le meilleur ami de son père, Pierre, puis il cherche à faire connaissance avec ses frères. C’est alors que le spectateur rencontre des choses qui choquent et se voit confronter à une fin qui va bouleverser la vie de Mathieu et de sa famille.

Une lenteur peu commune

Nous avons trouvé le film un peu long à démarrer, ce qui pourrait  désintéresser certains spectateurs. De plus, Philippe Lioret nous donne de multiples informations, ce qui est parfois dur à emmagasiner. Ensuite, on peut dire que le silence est roi dans ce film. Il y a peu de dialogues, souvent froids, mais l’émotion que nous transmet P. Lioret nous a secoué.

On découvre que seul le chien de Jean tient vraiment à son maître, car l’un des fils ne fait que boire et frapper, et l’autre ne pense qu’à l’héritage.

De l’art d’utiliser les paysages canadiens ?

Les gros plans sur les visages sont une bonne idée, car ils permettent à P. Lioret de nous transmettre énormément d’émotions, et c’est bien cela qui rend ce film exceptionnel.  De ce choix découle le fait que les décors sont peu présents  et donc, à l’ exception des séquences au lac, on ne voit rien des magnifiques paysages canadiens.

Les lumières rendent l’atmosphère mélancolique, puis quand éclate une vérité elle se fait plus chaude, plus douce, et le bonheur se ressent.

Le silence se fait entendre 

Le silence, on a l’impression qu’il n’y a que ça, ce qui peut être dérangeant par moment.
La musique est peu présente, à l’ exception des passages où les personnages jouent du piano, et contribue ainsi directement à la montée des émotions.
Car l’émotion c’est ce que l’on retient avant tout de ce film sur la filiation.

Lacroix Bénédicte


Le fils de Jean, l’ascenseur émotionnel ?

«  Le fils de Jean » est un film de Philippe Lioret, basé sur la famille, la vie quotidienne  et sur l’émotion. Mathieu reçoit un appel du Canada qui lui annonce que son père, inconnu jusqu’alors, vient de décéder. L’ami de son père, Pierre, doit lui remettre un colis. Mathieu décide donc de se rendre dans ce pays pour rencontrer ses frères et assister à l’enterrement de son père.

Mais pourquoi partir pour un si long voyage, pour se rendre aux obsèques d’un inconnu ? Nous pensons que cet aspect du film n’a guère de sens et rend l’histoire étrange.

Cependant, cette histoire est touchante.

Les scènes où nous voyons les paysages, ne sont pas assez nombreuses et trop courtes, mais elles sont bien choisies et rendent bien compte de la beauté de la nature.

De plus, le réalisateur joue aussi beaucoup avec les lumières et les sons pour renforcer les émotions. L’utilisation d’une bande son avec le piano est bien choisie, cela correspond bien à la douceur du film. De même, les silences renforcent le suspense  et les évolutions de l’histoire.

Des points positifs donc, mais ce film n’est pas à notre goût. Trop d’incohérences, un commencement très lent et incompréhensible, des références picturales – à Hopper notamment- et littéraires – au polar américain surtout – d’une autre génération peuvent expliquer que nous n’avons pas accroché.

Letuve Marie Stéphane
Horney Axelle


« Le fils de jean » : un polar sur la filiation

Matthieu, 33 ans, reçoit un appel téléphonique d’un inconnu, Pierre, pour lui annoncer la mort de son père, lui aussi inconnu. Dès lors commence la thématique du film, à savoir, la découverte de parents cachés, la recherche des origines.

De là, on débouche sur de vraies problématiques de vie : est- ce que recevoir un héritage d’une personne que l’on n’a pas connu est vraiment un héritage ? Jusqu’où sommes- nous prêts à aller pour recevoir un héritage ?  Toutes ces questions sont abordées grâce à la peinture que reçoit Matthieu, ou grâce au personnage de Samuel, qui ne recherche le corps de son père que pour toucher au plus vite l’argent de ce dernier.

Et toutes ces questions, ces problèmes de vie familiale, dont on ne parle jamais, sont  en bonus encadrés par énormément d’émotions.

Des techniques cinématographiques au service de l’émotion

On peut remarquer la façon dont Philippe Lioret à tourner le film : Il y a un bon rythme qui fait apparaître quelques moments de suspens ; des mouvements de caméra, et notamment des travellings qui   magnifient les paysages et les émotions du film. Celles- ci sont encore soulignées par une musique au Piano, parfaitement bien intégrée au film.

Fillez Thomas
Fasquel Alan

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Moi, Daniel Blake de Ken Loach /// quelques textes et dessins autour du film :

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Dessin réalisé sur iPad directement aux doigts, avec un logiciel de dessin. Travail réalisé par Laurie Galan.

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Divers travaux d’élèves, après le visionnage du film :

A la fois émouvant et parfois plein d’ humour , ce film de ken Loach parle de la solidarité . Ce film, démonte à la perfection le système social britannique qui  n’ aide pas les hommes et les femmes en difficultés .

A la place, un homme , Daniel , crée la solidarité et l’ entraide : Avec Katie  et ses enfants, ils reconstituent une famille . C ‘est cela qui est magnifique ! Le réalisateur met en avant un homme qui lutte contre la bêtise administrative et les incohérences de l’ état. Ainsi , Daniel Blake devient le symbole de la solidarité et l’ entraide , dernières barrières face à l’ indifférence : un exemple à suivre .

Buyschaert Juliette


«  Moi ,Daniel Blake »  , un film de Ken Loach raconte la misère d’ un homme .  Le personnage principal va se lancer dans un combat pour plus de justice . Le déclencheur : sa rencontre avec une femme et ses deux enfants. Il va tenter de l’ aider et ainsi c ‘est sa propre vie qu’ il va prendre en main .

Un sujet sensible ,mais difficile d’ accès pour des jeunes surprotégés …

Paulain Alexia


«  I Daniel , Blake » , le dernier Film de ken Loach est une réussite. Comme à son habitude , le réalisateur réussit à faire passer un message aux spectateurs : ici il dénonce le système abracadabrantesque de ‘ aide sociale anglaise . L’ émotion présente tout au long du film nous emmène dans un voyage rempli de tristesse, mais aussi de générosité , d’ entraide .

Bref , un film à voir ( ou à revoir) d’ urgence

Marie – Stéphane Lètuve


Un réalisateur qui dénonce , des acteurs qui véhiculent parfaitement les émotions , une intrigue prenante , une fin inattendue et marquante : voilà les éléments qui font de «  I Daniel Blake » de Ken Loach l’ une des grandes réussites cinématographiques de l’ année.

Aquiellotti Alessio


«  Moi , Daniel Blake » de Ken Loach , c’est un mélange d’ humour et de drame, un film plein de tristesse aussi , mais qui représente parfaitement la vie réelle des laissés pour compte de la société anglaise.

J’ ai particulièrement aimé ce film pour les liens qui se construisent progressivement entre Daniel et les enfants de Katie . A force de  patience, d’ entraide de partage, Daniel réussit presque à se construire une nouvelle famille . Et ça , c’est magnifique !

Fleury Axel

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Soy Nero un film de Rafi Pitts :

Soy Nero est un mexicain qui a grandi a Los Angeles, qui se trouve expulsé des États-Unis. Il parvient à retrouver les États-Unis et il est bien déterminé à avoir la nationalité américaine. Pour cela, il  veut s’engager dans l’armée américaine. Après une visite compliquée chez son frère qu’il avait hâte de voir à Los Angeles , il va combattre avec l’armée américaine. Le film est construit en 4 chapitres important: l’expulsion des États-Unis, le retour aux États-Unis, le séjour chez le frère, la guerre au Moyen-Orient. Les paysages et les cadrages sont magnifiques, surtout pour ce qui se passe en extérieur ou dans les grands espaces. Certaines images très marquantes de la frontière entre le Mexique et les États-Unis, dont la traversée de la zone frontière sous les feux d’artifice. Les 3 premiers chapitres montrent concrètement le voyage de Soy Nero et les rencontres qu’il fait en chemin. Soy Nero est un personnage déterminé, qui poursuit un seul but : obtenir la nationalité américaine. Cette quête rend le personnage attachant, et cette histoire se termine finalement plutôt comme une sensation de sans fin qui ne finit pas bien mais pas mal non plus. On  reste sur notre faim , dommage !

Jérome Winock


Néro,  19 ans , a grandi aux USA  et se fait expulser au Mexique. Il est bien dévidé à repasser la frontière, coûte que coûte . Pour devenir américain, une dernière chance s’ offre à lui : devenir «  Green Card Soldier » ….

Si les acteurs prennent leur rôle très au sérieux et sont crédibles, je n’ ai ressenti aucun suspens et la fin du film est bien difficile à interpréter .

Si ce film offre une vue particulièrement réaliste de la frontière entre les USA et le Mexique, et notamment de la sécurité , il lui donne aussi une certaine étrangeté grâce à l’ utilisation de la lumière, comme dans la scène du feu d’ artifice en bref « Soy Néro » est un film au bon potentiel , mais qui devient vite lassant et ennuyeux .. Dommage !

Lefevre théo


Nero doit obtenir la green card en devenant soldat américain . C’ est sa seule chance de devenir un jour citoyen américain . Voilà  pour le départ du film.

La bande – annonce ne m’ avait pas du tout attiré et pourtant, voilà un film que j’ ai particulièrement apprécié : Nous pouvons clairement voir les efforts fournis par Néro pour obtenir la nationalité . Et sa détermination rend ce personnage attachant .

J’ ai également apprécié les cadrages du film qui sont au service des paysages choisis pour ce film.

Par contre , il y a une chose qui m’ a beaucoup déçu dans ce film , c’ est la chute . Je ne m’ attendais pas à ce genre de fin , et je ne l’ ai pas comprise .

Pourtant , je vous conseille d’ aller voir ce film : ainsi , vous pourrez m’ expliquer la fin !

M Camery Talia


J’ ai été très déçue par ce film . Un sujet qui semblait intéressant : comment devenir américain en devenant soldat … ; de bonnes critiques et une bande annonce attractive …

Et pourtant , quel ennui! Quelle lenteur ! On ne comprend pas où le réalisateur veut nous emmener. J’ ai eu l’ impression d’ un défilé de scènes indépendantes les unes des autres . Les trop nombreuses ellipses donnent l’ impression d’ un film sans réel fil conducteur .

Fourez Camille


Soy Néro est un film qui raconte le périple d’ un jeune home bien décidé à devenir américain . Pour cela, il décide de s ‘ engager dans l’ armée pour obtenir des papier valides.

Pour moi, ce film est passionnant . Mais un bémol, beaucoup trop de scènes de guerre à la fin.

Une trouvaille intéressante : le dernier plan du film . Celui- ci laisse l’ histoire en suspend , au bon moment pour que le spectateur garde la liberté de s’ imaginer sa propre fin .

Quant au début du film , il nous permet de très vite s’ attacher au personnage de Néro .

Donc je conseille ce film à tous, surtout aux garçons . Deuxième bémol quand même : ce film est à déconseiller aux âmes sensibles car il y a quelques scènes très choquantes .

Paulain alexia

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Sonita un film de Rokhsareh Ghaem Maghami

Mariage forcé, privé de liberté
voilà ce qui se passe
pour les jeunes filles qui passent

vendues sans avoir donné leur avis,
c’est trop horrible pour ces filles
qui n’ ont rien demandé …
Où est donc parti leur liberté?

Pour de l’ argent , elles se retrouvent vendues
elles ne sont plus qu’ un code barre

Pourtant, elles ont toutes forcément un rêve
Pour Sonita  c’ est chanter , devenir rappeuse , vivre en Amérique
Mais a -t- elle encore le droit de rêver

Mac caméry talia


Sonita apporte des explications
sur l’ horrible situation
de femmes prêtes à être vendues
en échange de quelques billets
qui permettront à leur familles de manger

Vromant Chloé


Sonita

Laisse- moi te murmurer ces mot.
Personne ne doit t’entendre parler.
Ni de la vente des femmes, ni de l’absence de liberté.
Elle ne doit vivre qu’en silence et pourtant la voilà qui parle qui crie, qui chante pour la liberté.

Fourez Camille


Le rap est son amie,
Sonita peut chanter toute la nuit
elle crée pour oublie
ce que sa famille,
ce que son pays lui fait

Puis le foulard n’ est plus
Quand l’ Amérique apparut,
le micro devient son allié
un nouveau pays son foyer
et maintenant elle est libre,
libre de vivre et de créer

Fleury Axel , Letuvé Marie – Stéphane


Si les femmes n’ étaient pas vendues
On aurait la liberté » et l’ égalité
Notre liberté serait assuré
Il faut y réfléchir, y penser
Tu es qui ? D’ Où tu viens ?
Alors continue de chanter

Si les enfants du monde ne peuvent plus rire
On va se battre pour un autre devenir
Ne va t- elle pas être délaissée , oubliée ?
Il n’ y personne pour l’ arrêter de chanter
Toute sa famille l’ a abandonné
Arrachée à sa terre elle continue de chanter

Cecile , Alexia , Abigaelle


Un film  pour ouvrir les yeux sur les droits des femmes
Un film pour comprendre sa chance de vivre ici
Un film que tous les jeunes devraient voir
pour mieux comprendre l’ailleurs et le monde

Abigaelle Kernagelen


Forcée de se marier, elle n’aurait plus de liberté .
Elle se sent oppressée, elle ne peut plus s’exprimer
Elle est piégée, elle ne peut que se marier.
Mais pour s’échapper de sa prison
Un seul espoir: sa passion
Déterminée, elle ira jusqu’ au bout de ses chansons
Même si elle doit s’exiler pour retrouver la liberté

Sonita un film qui nous permet de porter un autre regard sur des thématiques actuelles : l’égalité homme – femme, l’ exil , notamment .

Hornoy axelle


L’histoire de Sonita est remarquable. Son courage et sa patience son énorme. Voilà pourquoi ce film est une vraie leçon de vie.

On y apprend que rien ne vient comme ça, qu’il faut travailler pour obtenir quelque chose.

On remarque d’entrée que cette œuvre n’est pas une fiction, qu’il s’ agit d’ un documentaire , ce qui donne au film le charme de la vérité .

Sonita nous permet de prendre conscience du pouvoir de l’art : le fait de pouvoir rapper et d’avoir le choix lui donne une liberté, au moins celle de s’imaginer une autre vie.

Voilà pourquoi ce film est un chef d’œuvre.

Benedicte Lacroix

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Baccalauréat un film de Cristian Mungiu :

« Baccalauréat »:contrairement à ce que laisse penser le titre, c’est une histoire sur les réactions d’ un père face au danger qui menace son enfant , et les problèmes qu’ il doit surmonter de son coté. On pourrait espérer une certaine tension , mais comme le personnage principal n’ est pas celui qu nous intéresse on ne ressent pas grand – chose . Les plans sont bien sur soignés, maisons , très longs ,beaucoup trop longs : cela accentue l’ effet de lenteur du film de plus, ce film ne répond pas aux questions qu’  il lève au début : qui est l’ agresseur ? La victime le connaît- elle ?

Bref, un film dont je me serais bien passé !

VromantChloé


l’incompréhension face à un film de Mungi

le film «  baccalauréat » ne me parait pas si exceptionnel que cela : c’est un film ennuyeux, lent et sans vraiment d’ action.

Je n’ ai pas vraiment compris où voulait en venir le réalisateur : le film est presque exclusivement centré sur le point de vue du père, on ne sait pas qui estl’ agresseur, et pour finir, il n’ y a pas vraiment de fin .

Voilà un film qui me laisse perplexe

Lacroix Bénédicte


Baccalauréat est un film roumain de Christian Mungi . C ‘est l’ histoire de Roméo , un médecin roumain qui met tout en œuvre pour s’ occuper de sa fille . Mais Eliza se fait agresser et son diplôme nécessaire à son départ vers l’ Angleterre , ne semble plus qu’ un objectif inaccessible.

Un synopsis intéressant, mais un film lent très lent , des plans séquences qui n’ en finissent plus et qui en feraient dormir plus d’ un . Je ne parle pas de la musique inexistante et des silences infinis.

C ‘est don un film que je ne recommanderai à personne à moins de souhaiter que celle- ci ne meure d’ ennui .

Aquilotti Alessio


Première impression sur «  baccalauréat » : j’ ai été déçu , vraiment très déçue

Pourquoi ?  La réponse est simple .à la lecture du synopsis  nous pensons que le personnage principal est une jeune fille , mais non le personnage principal c ‘est le père . Du coup c ‘est plus dur de s’ identifier au personnage principal .

De plus nous avons vraiment très peu d’ indications sur ce que ressent Eliza , et surtout, ce film est lent , très lent même.

Conclusion : je n’ ai pas accroché ,mais c’ est peut- être parce que je ne connais rien de la Roumanie ou parce que je suis trop jeune.

MacCamery Talia


Une intrigue interminable, un manque d’ actions permanent , une confusion sur le personnage principal . Certes  ce sont des éléments qui expliquent que « Baccalauréat » peut décevoir, mais je le conseille quand même pour les connaissances sur les conditions de vie en Roumanie, pour le lien protecteur qui unit un père à sa fille .

Sergeant Cecile